Le passage au mois d’août s’accompagne de plusieurs mesures concrètes pour les ménages. Le taux du Livret A remonte à 1,7 %, les tarifs réglementés de l’électricité progressent de 2,5 % en moyenne, et le démarchage téléphonique sera plus strictement encadré à compter du 11 août. Ces changements interviennent au cœur d’une période de départs en vacances, mais leurs effets se mesureront surtout sur les relevés bancaires, les factures d’énergie et les appels commerciaux reçus par les particuliers.
Livret A relevé à 1,7 % dès le 1er août
Le taux du Livret A passe de 1,5 % à 1,7 % au 1er août. Cette remontée met fin à plusieurs mois de baisse et redonne un léger rendement à un placement très utilisé par les ménages français. Le produit conserve ses caractéristiques habituelles, intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, plafond de versement à 22 950 euros pour les particuliers, disponibilité permanente de l’épargne.
Pour un épargnant disposant de 5 000 euros sur son Livret A, le gain annuel théorique passe de 75 euros à 85 euros, soit 10 euros supplémentaires sur douze mois si le solde reste stable. À 10 000 euros, l’écart atteint 20 euros par an. L’effet reste modeste, mais il intervient dans un contexte où les ménages arbitrent davantage entre consommation courante, épargne de précaution et placements mieux rémunérés.
Le LDDS, dont le taux est aligné sur celui du Livret A, bénéficie de la même évolution à 1,7 %. Ce livret, plafonné à 12 000 euros, garde un rôle proche pour les ménages qui cherchent une réserve immédiatement disponible. Les banques devraient appliquer automatiquement le nouveau taux, sans démarche des titulaires. Les intérêts continuent d’être calculés par quinzaine, avec une capitalisation en fin d’année.
Cette hausse ne remet pas le Livret A au niveau des périodes récentes de forte inflation, mais elle limite l’érosion de l’épargne liquide. Les associations de consommateurs rappellent que ce placement n’est pas conçu pour maximiser le rendement, mais pour sécuriser une somme mobilisable rapidement. Dans les faits, il demeure souvent le premier support utilisé pour faire face à une réparation automobile, une dépense de santé mal remboursée ou un imprévu familial.

Électricité: 20 millions de foyers face à +2,5 %
Les tarifs réglementés de vente de l’électricité augmentent de 2,5 % en moyenne au 1er août. La mesure concerne environ 20 millions de foyers ayant souscrit une offre au tarif réglementé, ou une offre indexée sur ce tarif. Les clients engagés sur certaines offres de marché à prix fixe ne sont pas nécessairement touchés de la même manière, selon les conditions prévues dans leur contrat.
La hausse est liée à l’évolution du TURPE, le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité. Ce mécanisme finance l’acheminement de l’électricité, l’entretien du réseau, les investissements de modernisation et les coûts liés au raccordement. Il constitue une part importante de la facture, distincte du prix de production de l’électricité. Les gestionnaires de réseau mettent en avant les besoins croissants liés à l’électrification des usages et à l’intégration des énergies renouvelables.
Pour un foyer moyen concerné, l’impact annoncé représente environ 26 euros supplémentaires par an. Cette estimation varie selon la taille du logement, le mode de chauffage, la présence d’un ballon d’eau chaude électrique ou l’usage d’équipements énergivores. Un studio chauffé au gaz sera beaucoup moins exposé qu’une maison individuelle chauffée entièrement à l’électricité, surtout lorsque la consommation grimpe en hiver.
Les comparateurs d’énergie et les associations spécialisées recommandent de vérifier la nature exacte du contrat avant de conclure à une hausse identique pour tous. Le libellé tarif réglementé, offre indexée ou prix fixe figure sur les factures et dans l’espace client des fournisseurs. La période estivale peut aussi servir à ajuster la puissance souscrite, corriger une mensualité trop élevée ou programmer les usages les plus coûteux sur les plages les moins chères quand le contrat le permet.

Démarchage téléphonique: consentement exigé dès le 11 août
À partir du 11 août, le démarchage téléphonique commercial sera interdit par principe sans accord préalable du consommateur. Les entreprises devront disposer d’un consentement libre, spécifique et éclairé avant d’appeler un particulier pour lui proposer un produit ou un service. Le dispositif remplace progressivement la logique de la liste d’opposition Bloctel, souvent jugée insuffisante par les usagers et les associations.
Le changement est important, car il inverse la logique actuelle. Jusqu’ici, les consommateurs devaient surtout signaler leur refus d’être appelés, avec des résultats variables selon les secteurs et les fichiers utilisés. Désormais, les professionnels devront pouvoir justifier l’autorisation de contact. Cette évolution s’applique à l’ensemble des secteurs, alors que certaines interdictions ciblées existaient déjà, notamment dans la rénovation énergétique.
Deux exceptions principales subsistent. Un appel reste possible si le consommateur a donné son accord préalable pour une prospection commerciale. Il peut aussi être autorisé lorsqu’il porte sur un contrat déjà conclu, par exemple pour proposer un service complémentaire lié à une relation commerciale existante. La vente d’abonnements à des journaux et magazines fait également l’objet d’un régime à part, selon les textes mentionnés par les médias ayant détaillé la mesure.
Pour les particuliers, l’effet attendu porte sur la baisse des appels non sollicités, notamment ceux concernant les mutuelles, les équipements de la maison, les travaux ou les offres d’énergie. Pour les centres d’appels et les entreprises qui en dépendent, l’enjeu sera de revoir les fichiers, les scripts commerciaux et les preuves de consentement. Les contrôles et les sanctions joueront un rôle déterminant dans l’efficacité réelle du nouveau cadre, car les appels provenant de plateformes difficiles à identifier restent un point sensible.
LEP, CEL et aides carburant complètent les mesures
Le LEP, réservé aux ménages modestes sous conditions de revenus, conserve un taux annuel de 2,5 %. Ce maintien en fait encore le livret réglementé le mieux rémunéré parmi les principaux produits d’épargne défiscalisés. Son plafond de versement reste plus limité que celui du Livret A, mais son rendement supérieur continue d’intéresser les foyers éligibles, notamment ceux qui veulent sécuriser une épargne courte sans exposition aux marchés financiers.
Le CEL, ou compte épargne logement, est fixé à 1,25 %. Le Livret jeune, accessible aux 12-25 ans, doit offrir au minimum 1,7 %, les banques pouvant proposer davantage. Ces produits répondent à des usages différents. Le CEL peut s’inscrire dans un projet immobilier, même si son attractivité dépend fortement des conditions de prêt associées. Le Livret jeune, lui, sert souvent de premier support d’épargne autonome pour les étudiants, apprentis ou jeunes actifs.
D’autre part, l’aide destinée aux travailleurs dits grands rouleurs est prolongée. Elle vise les salariés ou indépendants dont les trajets professionnels représentent une charge importante, particulièrement en zone rurale ou périurbaine. Les modalités exactes dépendent des critères retenus par les dispositifs publics, mais le principe demeure lié à la distance parcourue et à l’utilisation régulière d’un véhicule pour travailler.
L’ensemble de ces mesures dessine un mois d’août contrasté pour le pouvoir d’achat. L’épargne réglementée regagne quelques dixièmes de point, mais la facture d’électricité progresse pour une large part des foyers. Le durcissement du démarchage téléphonique répond à une attente ancienne de protection des consommateurs. Dans les prochains jours, les effets les plus visibles seront probablement la mise à jour des taux par les banques, les nouveaux échéanciers d’électricité et l’adaptation des pratiques commerciales des entreprises.
Questions fréquentes
- Quel est le nouveau taux du Livret A au 1er août 2026 ?
- Le taux du Livret A passe à 1,7 %. Le LDDS, aligné sur ce placement, bénéficie du même taux. Les intérêts restent exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
- Tous les foyers sont-ils concernés par la hausse de l’électricité ?
- La hausse moyenne de 2,5 % concerne les foyers au tarif réglementé de vente ou avec une offre indexée sur ce tarif. Les ménages en offre de marché à prix fixe doivent vérifier les conditions prévues dans leur contrat.
- Que change la nouvelle règle sur le démarchage téléphonique ?
- À partir du 11 août, les entreprises devront obtenir le consentement préalable des consommateurs avant de les appeler à des fins commerciales, sauf exceptions liées notamment à un contrat déjà conclu.
- Le LEP augmente-t-il au 1er août ?
- Non. Le Livret d’épargne populaire reste fixé à 2,5 %. Il demeure réservé aux personnes respectant les plafonds de revenus et conserve un rendement supérieur au Livret A.
À retenir
- Le Livret A et le LDDS passent à 1,7 % au 1er août.
- Les tarifs réglementés de l’électricité augmentent de 2,5 % en moyenne.
- Le démarchage téléphonique commercial nécessitera un accord préalable dès le 11 août.
- Le LEP reste fixé à 2,5 %, un taux supérieur aux autres livrets réglementés.
Sources
- Vie quotidienne. Livret A, prix de l'électricité, démarchage téléphonique… Ce qui change au 1er août
- Ce qui change à partir du 1er août 2026 : Livret A, …
- Livret A, électricité, démarchage téléphonique
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