Smart accélère la communication autour de sa future #2, dont la silhouette presque définitive apparaît sur des murs dans plusieurs villes, selon les informations relayées par Auto Plus. Le constructeur prépare une micro-citadine électrique attendue au Mondial de Paris 2026, avec une autonomie annoncée proche de 300 km. Le modèle occupe une place stratégique pour la marque, longtemps associée aux très petites voitures urbaines.
Smart prépare la #2 avant le Mondial de Paris 2026
La nouvelle Smart #2 entre dans sa phase de révélation progressive. Plutôt que de publier immédiatement des images complètes, la marque utilise une campagne d’affichage centrée sur une silhouette sombre, volontairement partielle, installée sur des murs urbains. Ce procédé permet de fixer l’attention sur les proportions du véhicule sans livrer tous les détails de style.
Le choix du décor mural n’est pas neutre. Smart cherche à replacer sa future citadine dans son environnement naturel, la ville dense, les rues étroites, les stationnements contraints et les trajets courts. La voiture apparaît comme un objet conçu pour l’espace urbain, plus que comme un simple dérivé miniature de la gamme actuelle. Cette approche correspond à l’image historique de la marque, construite autour de véhicules compacts capables de se garer plus facilement que les citadines classiques.
La présentation attendue au Mondial de Paris 2026 donnera une portée plus institutionnelle à cette séquence. Le salon parisien offre une scène visible pour les constructeurs qui veulent défendre une vision européenne de la mobilité électrique. Smart pourra y détailler les dimensions, la puissance, la capacité de batterie et les équipements numériques, autant d’éléments absents de la communication actuelle.
La silhouette laisse entrevoir une carrosserie courte, un capot réduit et un pavillon haut, des indices cohérents avec une micro-citadine. Le traitement des surfaces semble plus arrondi que celui des SUV électriques récents de la marque. Cette différence est importante, car elle marque le retour vers un format plus proche de l’ADN Smart, après plusieurs modèles plus familiaux.

Une micro-citadine électrique annoncée autour de 300 km
L’information la plus commentée concerne l’autonomie visée. La future #2 promet près de 300 km d’autonomie, un chiffre qui placerait le modèle dans une zone crédible pour un usage quotidien urbain et périurbain. Pour une micro-citadine, cette valeur ne cherche pas à rivaliser avec les grandes berlines électriques, mais à couvrir une semaine de trajets domicile-travail pour de nombreux automobilistes.
Le format réduit impose des arbitrages techniques. Une batterie compacte limite le poids, le coût et l’encombrement, mais elle réduit la marge disponible pour les longs trajets. Smart doit donc trouver un équilibre entre autonomie, prix et habitabilité. Dans cette catégorie, chaque centimètre gagné sur le plancher ou sur les porte-à-faux peut améliorer l’espace intérieur, particulièrement aux places avant et dans le coffre.
La valeur proche de 300 km devra être observée à travers le cycle WLTP, référence utilisée en Europe pour comparer les véhicules électriques. En conduite réelle, l’autonomie varie selon la température extérieure, le relief, la vitesse et l’utilisation du chauffage ou de la climatisation. Une micro-citadine utilisée majoritairement à 30 ou 50 km/h peut obtenir des résultats plus favorables qu’un véhicule roulant fréquemment sur voie rapide.
La question de la recharge urbaine sera tout aussi décisive. Les acheteurs vivant en immeuble n’ont pas toujours accès à une prise privée. Smart devra donc soigner la compatibilité avec les bornes publiques, le temps de charge et les services associés. Un chargeur embarqué performant en courant alternatif peut compter autant qu’une puissance maximale élevée sur borne rapide, car les citadines se branchent souvent de nuit ou pendant les heures de travail.

Mercedes-Benz et Geely ciblent le segment urbain européen
Smart évolue sous l’influence conjointe de Mercedes-Benz et de Geely, un tandem qui associe design, image premium et expertise industrielle chinoise. La #2 doit profiter de cette organisation pour proposer un produit plus moderne que les anciennes générations, tout en conservant une lecture européenne du besoin urbain. Ce positionnement sera scruté, car le marché des petites électriques reste difficile à rentabiliser.
Depuis son repositionnement électrique, Smart a élargi sa gamme avec le Smart #1 et le Smart #3, deux modèles plus grands que les Fortwo et Forfour restées dans la mémoire du public. La #2 arrive pour combler un vide plus symbolique que numérique, celui de la petite voiture de ville. Elle doit ramener la marque vers un territoire où elle bénéficie encore d’une forte notoriété, spécialement dans les grandes métropoles européennes.
Le segment ciblé n’est pas sans concurrence. Renault prépare et commercialise des citadines électriques à forte visibilité, Fiat dispose déjà d’une image solide avec sa 500 électrique, Hyundai et Kia occupent le terrain des modèles compacts polyvalents, tandis que plusieurs marques chinoises observent les prix européens avec attention. Dans ce contexte, Smart ne peut pas miser seulement sur la nostalgie. Le contenu technologique, la sécurité, les aides à la conduite et l’ergonomie logicielle devront justifier le positionnement.
La pression réglementaire renforce l’intérêt pour ce type de véhicule. Les zones à faibles émissions, les restrictions de circulation et le coût du carburant incitent certains ménages à envisager un second véhicule électrique. Pour les flottes d’autopartage, les municipalités ou les entreprises de service, une micro-citadine robuste, facile à recharger et peu encombrante représente également un outil opérationnel. Smart dispose là d’un terrain commercial précis, à condition de maîtriser le prix d’achat.
Paris 2026 servira de vitrine commerciale à Smart
Le Paris Expo Porte de Versailles donnera à Smart l’occasion de transformer une silhouette aperçue sur des murs en produit concret. Le Mondial reste un rendez-vous capable d’attirer médias, distributeurs, loueurs, gestionnaires de flotte et clients particuliers. Pour une marque dont l’identité a été redessinée ces dernières années, le contact physique avec le véhicule compte encore beaucoup.
La scène parisienne sera très disputée. Les constructeurs chinois y défendent leurs avancées en matière de batteries, de logiciels embarqués et de tarifs. Les marques européennes, elles, insistent sur la connaissance des usages locaux, le réseau d’après-vente et la conformité aux attentes du marché. Smart se situe entre ces deux univers, avec une identité européenne visible et une base industrielle tournée vers l’Asie.
Le salon devra répondre à plusieurs questions pratiques. Les visiteurs chercheront à connaître le prix catalogue, les versions disponibles, la dotation de série, les options de recharge, la taille du coffre et le rayon de braquage. Pour une voiture électrique urbaine, ces éléments pèsent parfois plus lourd que l’accélération ou la puissance maximale. La simplicité d’usage, la visibilité en ville et la facilité de stationnement peuvent devenir des arguments de vente majeurs.
La campagne actuelle crée une attente mesurée, sans divulguer l’ensemble du produit. Smart prend le temps d’installer la #2 dans le paysage avant sa présentation complète. Les prochaines informations devraient porter sur l’habitacle, la plateforme technique et le calendrier de commercialisation. Les concessions auront ensuite la tâche de transformer cette curiosité en essais routiers, puis en commandes fermes, dans un marché électrique où les clients comparent désormais chaque kilomètre d’autonomie et chaque euro dépensé.
Questions fréquentes
- Quand la Smart #2 doit-elle être présentée au public ?
- La présentation complète est attendue lors du Mondial de Paris 2026, où Smart devrait préciser les dimensions, les versions, les équipements et le calendrier commercial de sa nouvelle micro-citadine électrique.
- Quelle autonomie est annoncée pour la Smart #2 ?
- Les premières informations évoquent une autonomie proche de 300 km. Cette valeur devra être confirmée selon le cycle WLTP, puis vérifiée en conditions réelles selon la météo, la vitesse et les usages de recharge.
- Pourquoi la Smart #2 est-elle importante pour la marque ?
- Elle permet à Smart de revenir vers le format urbain compact qui a construit sa notoriété, après des modèles électriques plus grands. Ce retour vise les conducteurs citadins, les flottes et les services d’autopartage.
- Quels concurrents la Smart #2 devra-t-elle affronter ?
- Elle devra se comparer aux petites électriques européennes et asiatiques, notamment sur le prix, l’autonomie, la recharge, la qualité intérieure et les aides à la conduite adaptées aux trajets urbains.
À retenir
- La Smart #2 est préparée pour le Mondial de Paris 2026.
- La micro-citadine électrique vise près de 300 km d’autonomie.
- Smart cherche à renouer avec son image de spécialiste urbain.
- Le prix et la recharge seront décisifs pour convaincre.
Sources
- Smart #2, 300 km d’autonomie visés, silhouette presque définitive, ce que la micro-citadine prépare pour Paris 2026 - août 6, 2026
- 1er août 2026, électricité plus chère, recharge à domicile, ce qui change vraiment pour votre voiture électrique - août 5, 2026
- 2,5 % de hausse, 17 € à près de 60 € en plus par an, tarif EDF du 1er août, ce qui change selon votre consommation - août 5, 2026




